comment bâtir un groupe de prière solide1(archives chrétiens ensemble)

Publié le par René Jacob

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voici un article paru il y a plusieurs années sur tychique, qui n'a pas

pris une ride....

bonne lecture, que Jésus vous bénisse...

Cathanne

 

Comment bâtir un groupe
de prière solide

René Jacob, prêtre à Lens (nord de la france-ville célèbre pour son

équipe de foot)--il a pris sa retraite et je ne sais pas où il est maintenant.

diplomé de l'école biblique de Jérusalem,professeur au séminaire de

Lille

 

 

Le fondement sur lequel nous bâtissons est le même dans tous nos groupes

c'est Jésus, le Christ. Mais sur ce fondement, nous pouvons bâtir avec

de l'or et des pierres,précieuses, ou avec du foin et de la paille; cela

dépend de nous (1 Co 3,10-13).

 

Dans un premier article (Tychique, n77, pp. 12-16), nous avons vu

comment poser les bases indispensables. Aujourd'hui, nous réfléchirons

aux charismes et aux ministères.

 

Il. DES CHARISMES ET DES MINISTERES

 

1. Des charismes.

Dans notre groupe de prière, avec la venue du Saint-Esprit, des

charismes vont surgir, plus ou moins spectaculaires, plus ou moins

abondants.

 

Qu'est-ce qu'un charisme ? c'est un don particulier que Dieu fait à

celui-ci ou à celui-là (par opposition à la grâce, qui est la vie même

de Dieu donnée à tous), c'est une manifestation du Saint-Esprit (1 Co

12,7). Une manifestation, ça se voit! Il n'y a donc pas lieu de se

casser la tête pour essayer de trouver des charismes : si on ne les voit

pas, c'est qu'il n'y en a pas! !... Puisque c'est un don de Dieu, il n'y

a qu'un moyen d'avoir des charismes: prier, jeûner, vérifier les bases

indispensables (voir l'article précédent), et attendre l'heure de Dieu!

 

M ais qu'est-ce encore qu'un charisme ? Dans le monde, on parle de

charisme à propos des dons reçus à la naissance, par exemple on dira

qu'un tel a vraiment le charisme du chant, etc. Dans l'Ecriture, ces

dons naturels ne sont pas des charismes. Un charisme- est une

manifestation du.Saint-Esprit! Prenons l'exemple de l'accueil. Dans le

monde,. on

dira. voyez Madame X., elle a sûrement un don d'accueil: elle est

tellement aimable avec ceux qui arrivent, et elle sert si bien le thé !

Pour la Bible, il y a là un réel don naturel, mais il n'y a pas de

charisme. Par contre, voyez ce Monsieur mal dégourdi, timide et gauche,

c'est vraiment étrange, chaque fois qu'il accueille quelqu'un, cette

personne se convertit. Voilà le vrai charisme : c'est une manifestation

du Saint-Esprit, il faut vite mettre ce Monsieur dans le groupe de

l'accueil ! Cessons donc de faire des différences entre les personnes,

repérons les vrais charismes, laissons-leur le champ libre, et nous

bâtirons sur

du roc.

 

La Bible nous donne quelques listes de charismes, par exemple: 1 Co

12 Rm 12 Ep

4.Mais la Bible ne prétend pas donner la liste complète de tous les

charismes. Nous en

verrons toujours de nouveaux surgir de-ci de-là, plus ou moins

déroutants, toujours à la mesure de l'inattendu de Dieu. Ne refusons pas

trop vite, car un vrai charisme est une bénédiction de Dieu! Sachons

attendre pour voir les fruits (Ac 5, 34ss), et discernons avec sagesse.

Mais ne cessons pas de demander au Seigneur les charismes (1 Co 14,l Ac

4,30 2 Co 12,12) si utiles pour nous équiper pour le service.

 

2. Des charismes aux ministères.

 

Quand le charisme revient souvent chez la même personne, on parlera peu

à peu de ministères, c'est-à-dire de services. Car les dons reçus sont

au service de la conununauté « Que chacun, selon le charisme qu'il a

reçu, se mette au ministère (service) de la communauté » (1 P 4,10).

 

En cela, nous suivons le Christ, qui est venu pour servir. Le centre du

ministère de Jésus a été sa mort sur la croix; il est venu « pour servir

et donner sa vie » (Mc 10,45). Pour nous de même, l'appel au ministère

est d'abord un appel à donner notre tunique pour nos frères, à mourir

pour eux.. et. par eux! Si nous ne sommes pas prêts à mourir, mieux vaut

renoncer à tout ministère.

 

Ce ministère, nous sommes appelés à le vivre sous des formes très

variées que l'on appelle les ministères. Mais il faut toujours se

rappeler que n'importe quel ministère est un service: on ne peut donc ni

le revendiquer ni s'y accrocher, il dépend de la communauté, pour le

temps qu'elle voudra.

 

 

3. Les 3 ministères principaux. Dansle groupe de prière, trois

ministères principaux doivent se mettre en place: le

berger, le prophète, le docteur (1 Co 12,28). 1. Le berger. On ne

le choisira ni sur sa mine, ni sur son rang social, ni sur son

instruction (Ac 4,13), ni sur la base d'une soi-disant prophétie mal

discemée. On choisira un homme ou une femme humble, qui a reçu du

Seigneur un minimum de discernement dont la foi est solide, et qui est

capable de travailler à l'unité du groupe. L'âge n'a pas d'importance (1

Tim 4,12), mais on ne choisira pas, généralement, un jeune converti (1

Tim 3,6). La communauté demandera au Seigneur de fortifier et de

développer ces charismes (1 Tim 4, 14) qui étaient déjà les charismes de

Pierre (Lc 22,32; Jn 21, 15ss).,

 

Il est bien évident que le berger doit rester humble et petit! Il

demandera souvent la prière de ses frères et, à la suite de Jésus, il

restera à la dernière place. Il ne doit évidemment jamais « s'accrocher

» à sa place. Pour éviter cela, nous avons pris l'habitude, dans nos

groupes, de remettre le ministère de berger à la communauté chaque

année, au mois de septembre. Après avoir prié et jeûné, la communauté

désigne à nouveau le berger, soit le même, soit un autre. Ce ministère

nous apparàlt ainsi mieux vécu et plus solide.

 

2. Le prophète. C est le deuxième ministère par ordre d'importance!

Si un vrai ministère de prophète est en place, alors Dieu peut venir

parler a sa communauté et en prendre la direction. Mais comment «

fabriquer » un prophète ? Il n'y a pas de recette Et malheur à celui qui

se prendrait pour un prophète alors qu'il ne l'est pas (Jer 23,16ss Ez

13,lss) ! Le prophète et la prophétie sont des cadeaux du Seigneur. Il

faut prier et jeûner jusqu'à ce que Dieu donne. Et Dieu donnera, en son

temps.

 

3. Le docteur. Le berger peut très bien n'avoir fait aucune étude

(Ac 4,13). Le docteur sera celui ou celle qui aura le charisme de la

connaissance biblique, qui pourra bien sûr faire quelques études, mais

qui aura surtout le charisme de faire comprendre l'Ecriture et d'attirer

l'attention du berger et de la communauté sur tel ou tel passage. Son

rôle sera très important pour aider au discernement, mais il restera à

sa place, la troisième! Si le docteur passe avant -le prophète, le

berger risque d'écouter le docteur d'abord, et c'est « la tête » qui

dirigera la communauté. Par contre, s'il y a un prophète et pas de

docteur, on risque de prendre pour parole de Dieu n'importe quelle

fausse prophétie, parce qu'on manquera d'éléments de discernement !

C'est le Seigneur qui doit diriger la communauté : il parle par ses

prophètes, ceux-ci sont discernés par le berger, qui s'appuie lui-même

sur là boussole biblique (le docteur).

 

Quand ces trois ministères principaux sont bien en place, la communauté

ressemble à un bateau : le capitaine est à la barre (le berger), la

vigie est en haut du mât (le prophète), et le navigateur est penché sur

ses cartes (le docteur avec la Bible). Quand la vigie pense que Dieu

parle, ou « voit » quelque chose, elle donne son message le navigateur

vérifie sur la carte, et transmet son avis au berger ; celui-ci, assisté

dans son discernement par beaucoup d'autres éléments, prendra la

décision qui s'impose pour la marche de la communauté.

 

4. Importance du discernement.

 

Le discernement est capital pour garder le cap et arriver à bon port à

travers tous les récifs qui parsèment la route. Il y a 7 éléments qui

permettent de discerner si une prophétie vient de Dieu ou non (ces

critères peuvent être utilisés dans d'autres occasions, quand on cherche

la volonté du Seigneur)

 

1. Si une prophétie annonce l'avenir, c'est quand elle se réalise

que l'on voit qu'elle est de Dieu (Dt 18,21ss). Il n'y a donc pas lieu

d'en discuter, encore moins de s'affoler. On met cette prophétie dans un

dossier, et l'on attend

 

2. La prophétie doit être en accord avec toute la Bible et toute la

foi chrétienne. C'est du bon sens. Puisqu'il n'y a qu'un seul et unique

Dieu, il parlera de la même façon par la bouche du prophète ou par la

Bible. Il faut donc vérifier si la prophétie ne va à l'encontre d'aucune

donnée fondamentale de la révélation (le rôle du « docteur » sera ici

primordial).

 

3. Le discernement de la communauté (1 Co 14,29). Il ne s'agit pas

de 4 ou 5 personnes qui restent après les autres et qui discutent de ce

qui s'est passé ! Cela risque d'être tout simplement le discernement

humain que connaît toute dynamique de groupe! Le discernement

communautaire est une boussole qui se met en route dès que la communauté

est réunie (on appelait cela jadis dans l'Eglise catholique le sensus

ecclesiae, le « sens qu'a l'Eglise ». Si quelque chose n'est pas de

Dieu, un malaise traverse la communauté, un peu comme si l'aiguille de

la boussole s'affolait brusquement. Cela se passe au niveau de

l'intuition profonde : on ne saura pas toujours le formuler, et ce n'est

pas nécessaire. C'est un clignotant qui s'allume et qui crie: danger.

 

4. Le discernement de ceux qui ont reçu le charisme de discernement

(1 Co 12,10). Ce ne sont pas forcément des gens « bien », des

psychologues ou des sages. Cela peut même être un handicapé mental !

Mais quand on demande à cette personne son avis pour savoir si telle ou

telle chose est de Dieu, elle dit oui ou non avec une certitude sereine,

parfois même contre l'avis général, mais avec une exactitude toujours

vérifiée. Il s'agit bien d'un don, d'un charisme. L'avis de ces gens-là

est très précieux, qu'ils aient 10 ans ou 80!

 

5. Le discernement du responsable (1 Co 12,28). Le prophète doit

être soumis au discernement du responsable. On priera souvent pour que

le Seigneur donne un bon discernement au berger. Ce discernement est,

pour le berger, la boussole que le Seigneur a mise en lui par le

Saint-Esprit. Cette boussole réagira avec d'autant plus de justesse, que

le berger reste petit, branché sur le Seigneur, libre de toute pression,

et prêt à reconnaître qu'il ne sait pas...

 

6. Les fiuits de l'Esprit (Ga 5,22ss + He 12, 1 1). Si Dieu parle ou

agit, il apporte toujours - amour, paix, joie, etc. Toutefois, on ne

peut s'appuyer sur Ga 5,22 pour écarter .les prophéties qui nous

bousculent sous prétexte qu'elles n'apportent pas la paix! Car He 12, 1

1 nous dit que la correction, sur le moment, ne procure pas la joie,

mais, la tristesse cependant, si l'on accepte la correction, alors dans

un deuxième temps on trouve la joie et la paix. Retenons donc bien les 2

textes: Ga 5,22 + He 12, 1 1.

 

7. La vie du prophète (Mt 7,17). Argument à manier avec prudence! Il

est vrai qu'un bon arbre donne de bons fruits. Si le prophète est

humble, si sa vie est droite, et s'il ne cherche pas à avoir raison, on

est tenté de le croire ; par contre, si un orgueilleux ou un pécheur

manifeste vient nous apporter un message de la part de Dieu, on sera

méfiant. Et c'est vrai que Dieu bénit le juste (Jc 5,16ss). Toutefois,

souvenons-nous que les charismes ne sont pas des critères de sainteté,

et que Dieu utilise ce qu'il trouve pour parler à. son peuple: dans la

Bible, il a utilisé une ânesse (Nb 22,28), et même un homme qui était en

train de condamner à mort le Seigneur Jésus (Jn 11,49-52).

 

Chacun de ces 7 critères, pris séparément, n'est nullement infaillible,

car nous sommes tous faibles et pécheurs. C'est l'addition de plusieurs

de ces critères qui permet d'asseoir un discernement solide. Le berger

se méfiera toujours de son seul et unique discernement personnel il

vérifiera souvent son discernement en faisant appel aux autres éléments

cités ci-dessus.

 

5. Autorité et soumission.

 

Le Seigneur a voulu des ministères d'autorité dans son Eglise (Ti 1,5; 1

Co 12,28), et l'expérience nous enseigne qu'il ne peut y avoir de

charismes forts que s'il y a une autorité équilibrée et ferme. Qui dit

autorité, dit soumission. Le Seigneur veut que nous soyons soumis, parce

que Lui , a été sounis (He 5,9). La voie royale de l'obéissance est en

fait la voie royale de la croix, celle par laquelle le monde est sauvé

(Rm 5,19). Trop souvent, on fait appel à Ac 4,19: « il vaut mieux obéir

à Dieu, plutôt qu'aux hommes », pour justifier nos désobéissances. Alors

que c'est par l'obéissance que nous devenons des adultes et des saints.

Il nous faut découvrir que, la plupart du temps, notre obéissance à Dieu

passe par l'obéissance à des hommes. C'est même précisément cela,

l'Eglise. Dès lors, nous n'avons pas à craindre que l'autorité se trompe

car, en obéissant, nous nous en remettons à Dieu, qui est assez puissant

pour changer les décisions de l'autorité, ou pour retourner un ordre

injuste à sa propre gloire. Il y a, dans cette notion de l'obéissance,

la clef de la sainteté, la clef de l'unité de chacune de nos

conununautés et de toute l'Eglise, et donc la clef de l'évangélisation

(voir dans Tychique n' 76, l'article: Devenir parfaits par

l'obéissance).

 

Par contre, si nous exerçons un ministère d'autorité, nous nous

rappellerons que nous ne pouvons pas exercer l'autorité comme dans le

monde (Mc 10,42-43), que toute autorité chrétienne ne peut être que

service, que notre modèle sera toujours le bon pasteur donnant sa vie

pour ses brebis (Ez 34; Jn 10; 1 P 5, 1-4). Concrètement, le berger

commencera par beaucoup prier; il saura écouter chacun de la même

manière, il cherchera l'échange et le partage, et il ne prendra la

décision qui s'impose (dans les seuls domaines où il a autorité, bien

sûr) qu'avec sagesse et discernement. Humblement, il restera à l'écoute

du Seigneur, le coeur ouvert à ses frères et soeurs, mais le regard

toujours fixé sur son Seigneur, « tenant ferme comme s'il voyait

l'invisible,, (He 11,27).

 

Bien évidemment, le berger vérifiera sa propre soumission. Comment

pourrait-il demander aux autres la soumission, si lui-même n'est pas

soumis? Comme le Seigneur ne nous appelle pas à fonder de nouvelles

Eglises, son lieu de soumission sera le plus souvent sa propre Eglise.

Il y sera, aux yeux de tous, un modèle de soumission authentique.

 

6. Heurs et malheurs du noyau.

Dans beaucoup de groupes, pour éviter le danger d'autoritarisme, ou

simplement pour aider le berger, on a recours à un « noyau » de frères

et de soeurs qui entourent le berger et l'assistent pour discerner.

 

L'expérience nous oblige à la prudence. Car un noyau peut être la

meilleure ou la pire des choses. Trois dangers guettent le noyau et

risquent d'en faire un obstacle à l'action de Dieu.

1) Pour se forger un avis, le noyau peut se mettre à discuter

humainement sur l'un ou l'autre, et finir par juger et condamner.

 

2) Le noyau peut se croire investi d'une fonction d'autorité, et

l'autorité d'un groupe où personne n est vraiment responsable est très

dangereuse, car ce sont les fortes personnalités » qui finissent

toujours par imposer leur point de vue.

 

3) Un noyau qui n'est pas renouvelé régulièrement peut devenir une chape

de plomb.

 

Faut-il alors un noyau ? Rien, dans l'Ecriture, ne l'exige. Quand il y a

de nombreuses cellules de prière, on pourrait préférer une réunion des

responsables des cellules autour du berger. Mais le rôle n'est pas le

même. La réunion des responsables autour du berger est plutôt un organe

de gouvernement et de décision ; un noyau de gens choisis pour leur

sagesse et leur discernement sera plutôt un conseil de discernement

autour du berger, d'autant plus libre qu'il n'aura pas de décision à

prendre. S'il reste à cette place, un noyau peut être excellent.

Comment faire pour éviter, les trois dangers signalés ci-dessus?

 

1) Le noyau devrait être élu, au moins en grande partie, par

l'assemblée, et non désigne en totalité par le berger.

 

2) Le noyau devrait être réélu chaque année parnù ceux qui ont un

charisme de discernement reconnu (même si quelqu'un est désigné 20 fois

de suite, cette réélection permet de vérifier si le charisme est

toujours présent).

 

3) Le rôle du noyau sera un « conseil » autour du berger il ne se

substituera ni à J'autorité du berger, ni au partage communautaire où

chacun peut s'exprimer.

 

7. Par dessus tout, le pardon et l'amour.

 

Paul parle abondamment des charismes'en 1 Co 12 et en 1 Co 14. En plein

milieu de ce développement, en 1 Co 13, il nous parle de l'amour. Et il

nous dit que l'amour est plus important.que tout. Bien sûr il ne s'agit

pas d'un amour sentimental, mais de l'amour-

agapè, c'est-à-dire de l'amour même du Père et du Fils. Cet amour n'est

pas un

charisme.!.!!Il est beauco plus que tous les charismes, c'est l'amour

même de Dieu déposé dans le coeur de tous ceux qui lui ont donné leur

vie, et qui va produire des fruits en abondance.

 

Pour construire sa communauté-Eglise, le Christ a aimé jusqu'à mourir

(Tt 2,14 Ep 2, 14-17). Si nous voulons bâtir une communauté solide, il

nous faut à notre tour aimer jusqu'à mourir. Pour cela, il nous faut

faire une guerre sans merci à tous les. cancans et les ragots, il faut

refuser de dire du mal de quelqu'un qui n'est pas là, quitte à « nous

sonner la cloche » les uns aux autres pour nous aider (nous avons

parfois mis une clochette sur la table, en communauté ou en famille...

on se mettait d'accord pour que, si l'on conunençait à dire du mal de

tel ou tel, celui qui s'en apercevait sonnait la cloche... les résultats

étaient surprenants !). Il nous faut repousser toute discussion trop

humaine et tout jugement. Si quelqu'un a réellement péché (du moins

d'après ce que. nous pensons), suivons les règles bibliques, et allons

le trouver (Mt 18,15). Si quelqu'un nous a blessés, pardonnons avant

d'aller nous coucher, pardonnons, pardonnons encore, d'un réel pardon

qui oublie ce qui. s'est passé. A l'image du Christ, il nous faut tout

supporter, tout croire, tout espérer. Il nous faut chercher coûte que

coûte cette unité du coeur et de l'esprit, qui nous établira au coeur de

la Tfinité, et qui bouleversera le monde.

 

Des bases fermes, des ministères équilibrés et bien en place, l'amour

divin qui coule à flots, voilà de quoi bâtir solidement la maison de

notre Dieu!

 

(à suivre)

 

René Jacob

prêtre - Lens


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Publié dans Groupes Charismatiques

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